nouveau test

Vendredi 28 novembre 2008 5 28 /11 /Nov /2008 17:26

Après la mythique dague Sporasub Dessault, la firme française se devait, pour renouveler sa gamme, de réaliser un produit de haute qualité. Qu’en est-il ? Présentation !

 

 

Qui n’a pas eu un jour entre les mains la mythique dague Sporasub Dessault (aujourd’hui appelée Sporasub Snake) ? Peu d’entre nous à l’évidence ! Véritable valeur sure de l’équipement du pécheur sous marin, cette dernière a passé les années sans vieillir ni perdre en qualité. Mais la vie des entreprises ne suit pas toujours cet exemple et en se séparant de Sporasub, Dessault se devait de proposer un nouveau modèle à la hauteur de son aïeule. Ainsi allait naître la Vendetta, nouvelle dague au design totalement différent.

 

D’un peu plus prêt !

 

 A mieux y regarder, on découvre un modèle qui n’a strictement plus aucun rapport avec l’ancien si ce n’est qu’il est équipé d’une lame et d’un manche. Ainsi, doté de deux faces de coupe bien symétrique, cette dague possède à présent un déragueur sur l’arrière de son manche. Toute de noire vêtue, corps et lame y compris, ce modèle présente une très bonne qualité de fabrication. L’étui, de son côté, est un modèle rigide et équipé d’une double sécurité fonctionnant sans problèmes mais peut être un peu contraignant (la deuxième sécurité étant obligatoire au risque de perdre sa dague). Passons aux fixations, modernisme oblige, cette dague se fixe au moyen de 2 sangles équipées chacune d’un clip d’accrochage. C’est simple, assez fiable et surtout très pratique au moment de l’habillage. Plus précisément, nous constatons aux rayons X que si la lame ne traverse pas le manche, des petits évidements ont été prévu afin de limiter tout risque de  décrochage de lame.

 

Bien en main !

Et l’ergonomie  me direz vous ? A vrai dire, nous avons trouvé cette dague aussi agréable que sure. En effet, avec son manche bi-matiéres bien caoutchouté, ce modèle présente un grip aussi intéressant que performant. Doté d’une forme générale bien ergonomique, la préhension est aussi facile que sure, un plus ! Le déragueur, bien qu’assez simple d’utilisation, n’arrive toutefois pas à faire oublier les modèles créés exclusivement à cet usage.

 

Et la coupe ?

Nous voilà dans le vif du sujet ! Quoi de plus désagréable qu’une lame émoussée ? Rassurez vous ici ce n’est pas le cas loin de la. Côté lisse, la coupe est franche sans être toutefois exceptionnelle. Côté denté, surprise,  la coupe est aussi facile que performante. Est-ce du au positionnement des dents en successions de larges et petites dents ? A vrai dire, il serait difficile de l’affirmer, ce qu’il est toutefois possible de dire , c’est que de ce côté-là la dague offre une qualité de coupe parmi les meilleurs du marché. Bien joué !

 

 

 

Le moderne a du bon !

 

Sans faire oublier son aînée, cette dague réussit toutefois à s’insérer sans le moindre problème dans ce marché difficile qu’est celui du couteau de plongée. Pratique, facile d’emploie et sure, il offre un confort d’utilisation plus qu’intéressant. Côté prix, ce modèle est bien situé et pourra aisément satisfaire les inconditionnels de la marque autant que les novices.

 

 

Prix public conseillé : 42 euros

Longueur totale : 24.2cm

Poids total : 272 gr

Poids nu : 149 gr

 

Résultats tests de coupe : côté lisse : 1.5mm

Côté denté : 8mm

Les tests de coupes sont effectués sur une machine de notre réalisation où notre seule action aura été de pousser une sorte de chariot supportant la lame. La corde, quant à elle, est maintenue par deux poids de 10 kilos.

 

 

On a aimé :

 - le look

-  la robustesse de l’ensemble

-  une coupe impressionnante coté denté

 

On a moins aimé :

-          un système de sécurité un peu contraignant

-          le côté plastique du fourreau.

 

Contact : S.A.R.L. DESSAULT-SUB
445 rue Hélène Boucher
Espace Commercial de Fréjorgues Ouest
Aéroport «Montpellier Méditerranée»
34130 MAUGUIO

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Lundi 17 novembre 2008 1 17 /11 /Nov /2008 09:32




Présentation

Qui ne connaît pas l’Alien ? Bien qu’apparu récemment, ce modèle a vite fait parler de lui grâce à de bonnes performances mais aussi des qualités importantes. Côté conception, nous sommes en face d’un modèle équipé d’un cerclage minimaliste associé à un système de réglage précis fixé sur la jupe.


Facile à régler, ce modèle possède en plus une sangle assez souple. Enfin, il est équipé d’une jupe souple et bien ergonomique. Malgré son volume assez minimaliste, l’Alien possède un des meilleurs champ de vision.



Action

A peine à l’eau, on comprend aisément que l’on est en face d’un modèle extrêmement abouti. Confortable et facile à ajuster, ce modèle s’oublie totalement au fil de la sortie. En action, la compensation se fait très facilement et sans effort à toutes les profondeurs. En surface comme au fond, l’Alien appuie ses performances sur un champ de vision très développé. Résultat, il représente un choix logique pour des explorations à profondeurs variées ? Au plus profond, le confort prédomine et la jupe retient bien l’air sans fuite ni bulle. Bref, difficile de prendre à défaut ce modèle. Enfin le passage de doigts sans être énorme permet un accès au nez assez facile.


 

Conclusion

Attention Best seller ! Avec d’importantes qualités, l’Alien a réussi à trouver une place de choix à tous les niveaux. Fiable, assez robuste et très performant, s’appuyant sur un champ de vision important pour sa taille et un confort omniprésent, l’Alien figure à n’en pas douter parmi les leaders de ce test. Une valeur sure !

 

Le plus : un rapport champ de vision/volume et polyvalence TOP !

Le moins : ?

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Lundi 10 novembre 2008 1 10 /11 /Nov /2008 17:43

Pour 2008, Mares n’arrive pas les mains vides et nous présente un catalogue bien fourni. Premier élément pioché dans celui-ci ; la Instinct Camo 55 qui a au maximum la carte du camouflage, est-ce là tout ce que l’on demande à une combinaison ?

 


 

Et Sporasub ?

 

Alors que pour certains l’affaire était entendue, Sporasub était fermée, il y en avait qui gardaient encore un espoir que cette marque mythique nous réserve encore une surprise dont elle en a le secret. Et là surprise, si s’en est une, arriva avec la collection 2008, puisqu’à défaut de disparaître purement et simplement, Sporasub a été intégrée définitivement dans le groupe Mares. Ainsi en plus d’un grand nombre de nouveautés pour 2008, les inconditionnels de la marque pourront encore retrouver leurs produits adorés au catalogue (Arbalète Instinct, masque Samouraï, tuba Samouraï, etc.).

 

Quoi de neuf en 2008 ?

Afin de bien marquer son retour (ou son arrivée, à vous de choisir), Mares présente donc un catalogue 2008 riche en produits et  en innovations. Ainsi, rien que la catégorie masque propose à elle seule quatre nouveautés sur six modèles disponibles.

Pareillement dans cette catégorie où l’on retrouve l’énigmatique masque Star Liquid Skin (en test prochainement) réalisé pour une première fois avec une jupe en bi composants, objectif ergonomie et confort ! Idem du côté des arbalètes, où l’on retrouve deux nouveaux modèles, les Phantom Carbon et FV fiberglass.

Enfin et c’est ce qui nous intéresse pour ce test, côté combinaison, la gamme s’étoffe elle aussi et se retrouve aujourd’hui composée de sept modèles, et une sur combinaison intégrale camouflage.

 

L’Instinct Camo de plus prés

Uniquement disponible en 5.5mm, l’Instinct Camo se démarque dans cette gamme comme unique produit au coloris camouflage. Construite en néoprène de type X’tend, on comprend immédiatement que l’accent a été mis sur le confort et la souplesse.

Signe des temps ou simplement écoute des goûts des pratiquants, cette combinaison est composée d’un pantalon taille basse et non un modèle à bretelles (souvent décrié par les utilisateurs) associé à une veste classique.


La coupe est bien préformée à tout point de vue, autant pour la veste que le pantalon. Autre détail intéressant, on retrouve un nombre de coutures assez limité, ce qui semble être une nouvelle fois de bonne augure pour la souplesse générale de ce vêtement.

Par ailleurs, côté construction, les collages sont propres et les extrémités (poignés, chevilles,..) s’ils ne sont pas galonnés comme la taille de la veste, sont systématiquement surfilés. Seule exception, le pourtour du visage au niveau de la cagoule, qui a été construit en 3mm et non surfilé afin, semble t-il, d’éviter tout risque de gène au niveau du visage.



Côté renforts, qu’en est-il ? A vrai dire, si l’on retrouve une protection d’armement de bonne qualité, bien rembourrée et surtout antidérapante, pour le reste, ce modèle semble un peu dépouillé. Ainsi, on retrouve des protections de genoux en caoutchouc sérigrafiées peu épaisses, esthétiquement jolies mais peut être moins rassurantes que les bons vieux modèles en supratex.


Enfin, on retrouve, sur ce modèle, aucun renfort pour les coudes. Le fessier a, de son côté, été renforcé par l’utilisation d’un jersey double face classique.

Côté accroches, on retrouve deux modèles plastiques, aussi fiables que simples d’utilisation.

 

 




Le test en mer
.

Premier contact avec ce modèle et première satisfaction au moment de l’habillage, en effet, bien préformé et surtout bien coupé, un peu d’eau savonneuse suffit pour être rapidement  et facilement habillé. Une fois revêtue, la combinaison se plaque bien au corps et semble ne pas laisser sa place à la moindre poche d’air. Côté souplesse, à l’air libre, les déplacements se font sans effort ni gène et autre frottement, sentiment encore renforcé par l’absence de bretelle au niveau du pantalon.

Première immersion, la bonne qualité de la coupe se confirme et l’on a à ne souffrir d’aucune entrée d’eau. D’amblée le palmage est facile, les jambes se mettent en action sans plus d’efforts, un régal. Côté isothermie, pour le moment tout va bien, en surface, cette combinaison semble chaude et protectrice en ces temps un peu froid. Premier canard, le silence lors de la manœuvre confirme bien l’absence de poches d’air et la qualité générale de l’ensemble coupe/préformage. Dans peu de profondeur (10 mètres), on ne ressent toujours pas l’action du froid et le vêtement semble garder une bonne épaisseur. En action au fond, on ne ressent pas la moindre gène, un point intéressant pour les amateurs pêche à l’indienne voir de pêche à trou.

A l’agachon, le camouflage, vu de l’extérieur, semble faire son œuvre et on constate que la ligne générale de celui qui porte ce vêtement est bien cassée, pour le reste, voir avec nos amis à nageoires. Plus profondément (au-delà de 20métres), on commence à sentir les écarts de températures, un peu logique en cette saison, mais malgré tout on ne souffre pas réellement d’une chute de l’isothermie générale du vêtement.

En pure action chasse, on constate que le chargement de l’arbalète se fait d’une manière pour le moins indolore y compris pour des modèles sans talon d’armement. La protection fonctionne très bien et surtout sécurise encore la manœuvre de par son côté antidérapant, bref que du bonheur. Enfin, en l’absence de renfort aux coudes, les amateurs de pêche dans le courant devront faire un peu plus attention lors des encrages avec les coudes sous les rochers sous peine de risquer de détériorer leur précieuse seconde peau.

Enfin, malgré des sorties assez longues, aucun membre de l’équipe de test n’a eu à souffrir d’un véritable manque de chaleur.

 

Un bon potentiel mais…

Vous l’aurez compris, l’Instinct Camo 55 est un très bon produit doté de qualités propres vraiment intéressantes. Bien coupé et doté d’une finition de bonne qualité, c’est un vêtement performant autant que bien pensé. Nous avons apprécié particulièrement la souplesse de l’Instinct Camo mais aussi son préformage, véritables avantages en action. Par contre à l’issue de la période de test, nous sommes restés plus dubitatifs quant aux renforts, essentiellement absents aux coudes et peu importants aux genoux, que l’on aurait aimé plus important même si l’on a eu à ne souffrir d’aucun accroc sur ces zones. Enfin s’il est difficile d’imaginer la longévité de ce vêtement, ce que l’on peut dire c’est qu’à l’issue de 20 heures de tests nous n’avons constaté aucune déformation de ce modèle.

 

On a aimé : - la coupe

                   -          le pantalon taille basse

                   -          les performances globales

                   -          la chaleur générale

 

On a moins aimé : -  des renforts un peu light


L’avis des testeurs :

Pascal : «  Personnellement, j’ai beaucoup apprécié ce modèle par son côté souple et sa coupe. Même si j’ai un gabarit classique, je trouve qu’il n’y a rien de plus désagréable qu’un vêtement truffé de poches d’air. Pour le reste, le camouflage est pas mal même si on a déjà vu ce coloris chez d’autre fabricant, mais le principal, comme on dit souvent, c’est qu’il en ait ! Enfin, j’ai été un peu déçu par les renforts aux genoux (là aussi déjà constaté chez d’autres fabricants) qui même s’ils sont présents ne me rassurent pas autant que des modèles en supratex. Au final, s’il ne s’agit pas du meilleur vêtement du marché, il s’agit déjà d’un très bon produit ! »

 

Bertrand : « Un vêtement souple bien coupé et facile en action. Je n’ai jamais froid avec et pourtant on ne peut pas dire que de l’eau à 13 soit très chaude. Je rejoins le reste de l’équipe test pour le regret sur les renforts, d’autant que pratiquant pas mal la chasse dans le ressac j’ai eu parfois peur d’endommager les coudes en m’accrochant aux rochers (il n’y a rien eu, c’est que le néoprène est bon). Bref, c’est un bon vêtement qu’il ne faudra pas négliger en cas d’achat. »

 

 

Contact :

 

Site Web : http://www.sporasub.com/home.php?region=ALL

 

 

 

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Lundi 3 novembre 2008 1 03 /11 /Nov /2008 12:21



Présentation

Nouveauté 2007, le Micromask se remarque par une conception assez novatrice dans la gamme Aqualung. Equipé d’un cerclage ultra minimaliste, ce modèle est doté d’un jupe assez souple et de taille réduite, objectif : rapprocher au maximum le masque des yeux.


 Le système de réglage est articulé dans tous les sens et se règle facilement par pression sur les boutons poussoirs. De son côté la sangle est bien souple et crantée tous les 2mm. Bref aucun soucis pour le réglage. Enfin, le champ de vision est étendu surtout si l’on prend en compte le faible volume de ce modèle.


Action

Assez étroit, ce modèle s’il est utilisable par tous montre toutefois une préférence pour des visages moyen à étroits. Facile à régler, il dégage une bonne impression de confort en toute situation. En surface et dans des profondeurs moyennes, ce modéle s’appuie sur un champ de vision étendu autant que performant. A mesure que l’on s’enfonce dans des profondeurs plus importantes, le Micromask garde le même niveau de performance et prend sa place parmi les leader les plus profonds. Côté compensation enfin, rien à signaler, la jupe souple jouant bien son rôle et le passage de doigt parmi les plus importants y contribuant à son tour.




Conclusion

 A peine arrivé sur le marché, ce modèle prend directement sa place parmi les leaders de ce tête et plus particulièrement lorsque l’on aborde une utilisation profonde. Bien construit et robuste, performant et doté d’un bon champ de vision, le Micromask possède tous les atouts pour satisfaire le plus grand nombre (quelques millimètres en plus pour la largeur et il se serait aussi attiré les faveurs des plus larges d’entre nous !)

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Jeudi 30 octobre 2008 4 30 /10 /Oct /2008 16:49

 Nouveau venu sur le marché, Olivier Tardivat veut se positionner aujourd’hui comme LE concepteur d’arbalètes bois de la citée phocéenne. Quelles seront ses recettes ?

 

Un spécialiste de plus à Marseille ?

Ah Marseille ! On connaissait l’histoire de la sardine et du vieux port, on connaissait aussi ses habitants atypiques au langage si imagé mais si ici les exploits grossissent parfois au rythme des discussions, il semble bien aussi que le talent y ait aussi trouvé un lieu où s’étendre. Ainsi, alors qu’on ne comptait déjà plus le nombre de marques ou de fabricants de matériel de plongée établis Marseille voici à présent que l’un de ses habitants  décide de s’attaquer  au difficile marché de l’arbalète bois. Et pourquoi pas ?

 

Non stop research and devellopement

Si un modèle bois paraît  assez simple et dépouillé, en réalité il n’en est rien et sa conception nécessite un vrai travail de développement. Et c’est ainsi, en s’appuyant sur 15 années de pratique de la pêche sous marine mais aussi sur un sérieux savoir en menuiserie qu’Olivier Tardivat a décidé de se lancer dans la commercialisation d’arbalètes en bois. Pointilleux et surtout curieux de tout, il base sa conception sur une recherche permanente  d’améliorations de sa production. Etude des bois, recherche des meilleures flèches, …

 

Dans les faits !

  Afin d’assurer une bon résistance aux élément et au temps, Olivier Tardivat a choisi de construire ce modèle  en Iroko et la crosse en Red Cedar (l’un et l’autre sont imputrescibles). Même niveau de recherche pour l’architecture de ce modèle où le diamètre du fut a été diminué à mesure que l’on s’approche des sandows afin de limiter au possible la sensibilité au courant ou l’encombrement sous l’eau. Par ailleurs, le fut a été sculpté afin de faciliter le passage de doigt lors du chargement et on retrouve sur ce modèle un guide flèche intégral. Côté crosse, c’est assez classique et la poignée, à défaut d’être ultra ergonomique, tombe assez bien dans la main, son positionnement ainsi que son angle semblent avoir été pensés afin de l’imiter au maximum les risques de recul important. La gâchette et son mécanisme tout inox sont robustes. Enfin, nous retrouvons sur le côté, un accroche fil fort pratique car bien long qui devrait ravir les amateurs de montage en double longueur. Un appuis sternal de taille moyenne est  intégré dans le fut en bout de crosse.

 

L’équipement

Côté équipement c’est du sérieux ! On trouve une flèche Omer América en 6.5mm de diamètre, à double ardillon et triple ergots, particulièrement adaptée à ce modèle. Cette dernière est montée sur nylon et amortisseur, bref rien à dire à ce niveau. Pour les sandows (puisqu’il s’agit de modèles à double sandows), cette arbalète est équipée de sandows de 16mm, ligaturés et donc équipés d’une corde en spectra en guise d’obus.

 

Custom c’est quoi ça ?

Conscient que procurer une arbalète la plus proche de chaque pratiquant reste la clef du succès. Notre artisan reste totalement ouvert aux désirs de ses futurs acquéreurs. Une crosse trop large, trop longue ? Une modification ? Pas de soucis, ici c’est possible ! Résultat, par cette approche, il donne accès à chacun à un sur mesure fort pratique et profite en même temps de cette masse d’info pour peaufiner sa production.

 

 

En action !

Si hors de l’eau, les deux tailles semblent nettement plus lourdes que des modèles classiques ( alu ou carbone), arrivées dans l’élément marin, il n’en reste qu’un souvenir relativement lointain. Bien sure, on n’a  pas l’agilité d’un carbone à tube en 25 mais grâce à une flottabilité bien maîtrisée, on obtient une arme assez neutre.  Les premiers mètres réalisés confirment assez ce ressenti pour les deux longueurs (évidemment un peu moins pour la 120cm ). Le chargement ne pose aucun problème, les ergots de la flèche América participant encore à cette impression en rendant le calage du spectra simple et sûre. Première descente un peu profonde, l’arbalète se plaque sans problème au corps et se fera totalement oublier jusqu’au fond. Arrivé à 25 mètres, à l’agachon, ce modèle se montre parfaitement équilibré. Instinctivement, nous déclanchons un tir sur une prise potentielle. Le recul est minime bien que la crosse glisse un peu, mais cela ne nuie pas vraiment à la bonne précision de l’ensemble. Le tir est puissant, net et parfaitement en ligne. De son côté, la gâchette est assez souple et gère plutôt bien la puissance apportée par les doubles sandows. Ainsi, malgré la puissance de traction, la gâchette libère la flèche en souplesse, limitant tout risque de coup de doigt.  Et la maniabilité ? A l’indienne et moins profond, en dehors du courant qui se fait plus sentir qu’avec un tube de 28mm, le niveau de performance reste  élevé et le 100cm est largement utilisable. Pour le 120cm, on comprendra aisément que son domaine de prédilection est l’agachon et surtout les conditions calmes. Bien sûre, utiliser un fusil bois pour faire de la chasse à trou relève du ridicule, dans l’esprit de beaucoup mais … Une fois de plus en s’appuyant sur la très bonne flèche Omer América, son ergot destiné aux tirs peu puissants et bien sur en passant sur un seul sandows, dites vous que cela reste largement possible. Bref que demander de plus ?

 

Conclusion : Du potentiel !

  Rome ne s’est pas faite en un jour et on ne devient pas leader d’un marché comme celui des arbalètes bois dès sa première saison. Il faut bien l’avouer, pour une entrée en matière, Olivier Tardivat présente ici une production de  bonne qualité, fiable et bien construite. On retrouve quasiment tous les grands classiques en passant par le guide flèche intégrale à la tête double sandows. Mais en plus, on constate  que l’équipement est à la hauteur des plus exigeants. Les sandows sont bons, ne claquent pas et la flèche,…, Quelle Flèche ! Bref, un nouveau constructeur est né pour le bonheur de tous et en même un vrai concurrent pour notre futur comparatif arbalète bois !

 

On a aimé : - la qualité de construction

-          l’équipement

-          les performances associées à la polyvalence

 

On a moins aimé : - la crosse manquant un peu d’adhérence

-          le côté fragile du vernis

 

Déjà du changement !

Entre les débuts de ce test et la parution, Olivier Tardivat n’a pas chômé et en aura profité pour tirer  sa production vers le haut.  Le vernis a été modifié pour un modèle époxy plus évolué. L’équipement n’est pas en reste et côté flèche on trouve à présent un modèle Beuchat en 6.7mm et un moulinet Marc Valentin. Enfin la crosse, un peu limite dans ce test,  a elle aussi été modifiée et laisse sa place à un modèle bien plus ergonomique et couvert de parties antidérapantes.

 

 

L’avis des testeurs :

Eric :

Perso, je ne suis pas trop arbalète bois, c’est souvent  lourd et peu maniable. Là, à défaut d’être totalement conquis, j’ai trouvé une bonne arbalète, bien plus polyvalente que je ne l’imaginais. Je me suis régalé à l’agachon par sa stabilité de tir et le comble, j’ai même fait du trou avec la un mètre. Bref, ça m’a donné des idées pour un prochain cadeau !

 

Bertrand :

 Bien construite, assez rassurante, ce modèle m’a fait totalement adhéré au concept des doubles sandows. Puissante quand on en a besoin, elle m’a permis de faire bien des tirs, là où je n’aurais pu le faire avec un modèle classique. Un regret : le manque d’accroche de la crosse !

 

 

Contact :

Guns of Marseille, Olivier Tardivat, 2 rue Arago 13005 Marseille.

 

Le site web : http://www.gunsofmarseille.com/

Mail : olivier.tardivat@starbridge.org

 

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